Lundi 16 juin 2008
Salut à tous.

Parmi les grandes stars de la black music
que j'aurais eu plaisir à voir au moins une fois sur scène
figure l'incontournable Stevie Wonder.

Ce maître des claviers à la voix angélique,
dont l'âge d'or discographique se situe pour moi
au début des années 70 uniquement,
aurait bien mérité que je vienne lui rendre hommage
lors de son unique passage à Paris
le 28 septembre 2008, dans l'antre de Bercy.

Mais je n'irai pas...
Une récente prestation, récupérée dernièrement,
m'a déjà pas mal déçu à l'écoute.
Mr. Wonder y parle beaucoup (trop) et
y joue pas mal de niaiseries (indigestes) à mon goût.

Argument supplémentaire pour bouder ce concert,
le prix des places exhorbitant.
Merci aux gentils organisateurs parisiens,
qui vont bien se sucrer sur le dos des aficionados,
alors qu'en Allemagne, par exemple,
le même concert coûtera en moyenne
20 euros moins cher.

Business is business,
c'est pourquoi je n'irai pas à la messe.
Mais bon concert à ceux qui y vont...
Par Psi. - Publié dans : Live
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Lundi 19 mai 2008
Salut à tous.

Non, il ne s'agit pas de la hausse du prix du gaz,
ni d'une éventuelle envolée de l'action du gazier français,
mais bel et bien de l'actualité du meilleur groupe de funk
qui sévit en France en ce moment :
les GREEMENTS DE FORTUNE.

Leur premier album, "MUSIC",
sera disponible dès le 26 mai
chez tous les bons disquaires
à un prix très, très raisonnable
(11,89 euros en prix vert à la FNAC),
donc achetez-le, ça vaut le coup.



Pour fêter la sortie de ce disque,
le groupe sera en concert,
entouré de nombreux invités surprise,
le 11 juin prochain au New Morning
( 7-9 rue des Petites-Ecuries. Paris 10ème).
10 euros seulement en pré-vente ici.


Enfin, ils assureront le 27 août prochain
au Bataclan la première partie
de George Clinton & de sa clique.
Quelques places encore disponibles ici.

Donc, en résumé...
Le 26 mai je serai à la FNAC,
le 11 juin au New Morning
et le 27 août au Bataclan.
Ah, quand on est fan...


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Lundi 21 avril 2008
Eté 88.

Le jour du concert ,
Boris et moi nous pointons en avance
bien que les places soient numérotées.
Ce jour là (le 17 juillet, il me semble),
il fait très beau et le parvis de Bercy grouille de fans.
Parmi ce beau monde, nous faisons la connaissance de 2 mecs,
riches en anecdotes et accessoirement dealers de bootlegs.

Ils nous racontent qu’ils étaient, quelques jours plus tôt,
en bas de chez Prince (Avenue Foch),
lorsqu’ils ont vu une limousine faire le tour du pâté de maison
et disparaître à l’arrière du bâtiment.
Au bout de plusieurs minutes, devant le barouf qu’ils faisaient,
ils l'aperçoivent qui les épie de sa fenêtre.
Sifflements, signes amicaux et cris de joies
de toute la petite troupe (4 ou 5 personnes).


Au bout d’un quart d’heure,
Prince et Cat (l'air amoureux) viennent les rejoindre.
Ils leur demandent gentiment de ne pas rester là
et de faire moins de bruit pour ne pas déranger les voisins.
Prince va gentiment leur signer quelques autographes
et l’un d’eux va même se faire dédicacer sa veste en jean.
Brève rencontre amicale et sans prise de (grosse) tête.

Mythe ou réalité ? Je ne saurai jamais.
En tout cas, les gars me vendirent 2 K7 pirates.
Sur la première se trouvait le fameux “Black Album
et sur la seconde, l’aftershow que Prince
avait donné un an plus tôt au New Morning,
un concert de fou que vous devez sûrement connaître.
Ce sont des enregistrements un peu courts
mais comme la qualité était correcte
(et vue l'utilisation intensive que j'en ai faite),
j’en ai eu pour mon argent à l'époque.

Tout cela nous mena jusqu’à l’heure du concert.
Une jolie hôtesse (ou ouvreuse, pour les plus anciens)
nous accompagne jusqu’à nos places numérotées.
Je crois même que je lui ai laissé un pourboire.
Un coup d’œil sur la scène qui trône au centre de Bercy
et sur le beau programme du "Lovesexy Tour" de mon voisin
(que je n'ai malheureusement pu me payer. Le programme, pas le voisin).


Je n'ai pas le souvenir d'une première partie
(ou alors elle n'était vraiment pas marquante)
donc passons au moment où les lumières s’éteignent...

Soudain, le pied de la grosse caisse résonne,
envoyant dans la sono une rythmique basique
qui, tel un leitmotiv, va enflammer la foule.
Un bruit de moteur se fait entendre
et une Thunderbird surgit sur la scène
(portée en fait par un bras mécanique)
et en fait le tour, Prince au volant.
La voiture stoppe, il descend, et là...



Pendant une heure, il va enchaîner les morceaux
sans jamais laisser le public reprendre son souffle,
soutenu par une mise en scène décapante.


Malgré la difficulté due à la morphologie de la scène,
Prince est partout et satisfait chaque recoin de Bercy.
Doctor Fink, seul rescapé de The Revolution,
est inspiré sur le solo de claviers de "Head",
autant que l'habile chorégraphie qui illustre le morceau.


Prince continue sa course folle,
hachant à la moulinette ses vieux tubes
pour les faire tenir dans des medleys survitaminés


ou jouant avec la gente féminine en chantant
"If I Had A Harem", qu'il bluesifie de sa guitare.


Il termine ce set endiablé par un “Anna Stesia” très enlevée.
Ou plutôt très élevée puisque la plate-forme sur laquelle il joue du piano
se lance dans une ascension qui va le rapprocher du ciel.
Il atteint et nous entraîne vers les plus hauts sommets.
Il hurle alors au public : "Do U believe ?"
Et moi, là, bien que athée, je suis prêt à croire n'importe quoi...
Fin du premier acte.


Histoire de nous remettre de nos émotions.,
nous avons droit à un entracte de 15 minutes.

Après une intro lyrique ("Cross The Line")
où Cat nous démontre ses talents de danseuse,
Prince démarre le second set sur “Eye No
puis enchaîne encore ses hits à la vitesse de la lumière.
Sheila E atomise littéralement Paris,
avec sa beauté mais, surtout, son solo de batterie.
Prince prend ensuite le relais, seul au piano,
transformant la plus grande salle parisienne
en un modeste piano-bar des plus intimes.


Il y joue des morceaux rares ou encore jamais interprétés
("Venus De Milo", "Condition Of The Heart"),
arrange les versions différemment
ou s'amuse à entrainer le public vers de fausses pistes
("Strange Relationship", que je vais adorer à partir de ce jour,
"Raspberry Beret", où il se révèle très taquin).
Bref, il s'amuse, tout court. Et nous aussi.
Le "piano solo" va devenir un classique dans ses concerts
mais ce jour-là, pour moi, c'était mon tout premier.
Good god !


Et ça repart de plus belle...
"Let's Go Crazy" et "When Doves Cry" déboulent à "100 MPH"
jusqu'à ce que le grand moment arrive enfin,
celui qu’attendent tous les fans pour lui chanter leur amour.
En effet, dès les premières notes de “Purple Rain
la foule se met à chanter le gimmick vocal du titre,
laissant un Prince ému et sans voix.


Le reste, jusqu’à la fin, sera explosif
("Alphabet St.", "1999"), comme à son habitude...



Et tout à coup, nous nous retrouvons tous dehors,
sans voix, épuisés, mais le sourire jusqu’aux oreilles.
Avons-nous rêver ? Était-ce réel ?
Ni plus, ni moins, nous venons juste d’assister
au plus grand concert de tous les temps.



A la fin de cet été torride (le 9 septembre),
les “Enfants du Rock” vont diffuser en direct
(et en simultané sur une radio FM),
le dernier concert européen de la tournée
qui se joue à Dortmund en Allemagne.
Je vais l’enregistrer sur une K7 de 120 minutes
qui va longtemps m’accompagner partout.

Petite anecdote croustillante,
cette bande m'a même servi par la suite
de fond musical lors de nombreux ébats sexuels.
Et il m'arrivait souvent de reproduire
les solos de guitare de Prince avec mon doigt
pendant que je jouais avec le bouton rose de ce demoiselles
(et aucune ne s'en est plainte).

Mais déjà l’été touche à sa fin et la rentrée arrive.
C’est l’heure de retourner au lycée.
Pour une fois, aucune rumeur ne circule
sur la sortie d’un éventuel nouvel album.
Il va nous falloir patienter un peu.
Et moi, je ne le sais pas encore,
mais je vais tomber gravement malade.
Mais ça, c’est encore une autre histoire...
Par Psi. - Publié dans : My love 4...
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Jeudi 17 avril 2008
Finalement, le “Black Album” ne sortira pas fin 1987.
Les disques ont été pressés, les pochettes imprimées,
mais, au dernier moment, Prince met son veto.
Diverses explications nous seront rapportées
mais aucune ne sera confirmée.
C’est le grand mystère autour de ce disque.


Surtout que, paraît-il, l’album serait très bon.
Mais c’est bel et bien dans les poubelles de la Warner
que les stocks vont finir (pas tous, heureusement).
De notre côté, la déception est grande.
Mais l’annonce d’un nouveau projet nous redonne de l’espoir.
Le single “Alphabet St.” sort au printemps,
soutenu par un clip un peu cheap (je trouve)
et entièrement tourné à Paisley Park.


Un complexe que Prince vient de se faire construire
à Chanhassen (banlieue de Minneapolis),
qui porte le même nom que son label,
qui est équipé de tout ce que notre génie a besoin
pour réaliser ses nombreux délires
(3 studios d’enregistrements, une salle de spectacle,
des studios de cinéma, etc.)
et qui va lui coûter la peau des fesses
(ce qui pourrait bien le laisser quasiment à poil - Ah ah ah)...


Mais revenons à “Alphabet St.”.
Avec ce titre, Prince semble revenir à une veine plus funky,
ce qui laisse présager le meilleur pour l’opus à venir,
que l’on annonce comme un concept-album,
au nom énigmatique de “Lovesexy”.
Tout un programme.

L'album sonne un peu plus synthétique dans ses arrangements
que ne l'était "Sign O' The Times".
Résolument plus funk et dansant dans sa démarche
("Eye No", "Alphabet St.", "Glam Slam", "Dance On"),
voire un tantinet P-funk ("Lovesexy", "Positivity"),
Prince nous offre également un OVNI ("I Wish U Heaven"),
ainsi que 2 sucreries ("Anna Stesia" & "When 2 R In Love"),
ce dernier étant le seul rescapé du "Black Album".


Le disque sort au tout début de l’été (si ma mémoire est bonne)
et cartonne pas mal en France et en Europe.
Il a été concocté par les musiciens qui accompagnaient Prince
sur la tournée de 87 (et sûrement pendant cette dernière, d’ailleurs).


Sheila E est à la batterie, Dr. Funk aux claviers, Miko Weaver à la guitare,
Levi Seacer Jr. à la basse, Boni Boyer (R.I.P.) aux claviers et au chant,
Cat aux choeurs, Atlanta Bliss à la trompette et Eric (last but not ) Leeds au saxo.
Prince, bien sûr, fait tout le reste...

La sublime pochette est signée Jean-Baptiste Mondino,
jeune homme talentueux qui s'est illustré dans la pub, les clips
et un peu la chanson ("La Danse Des Mots") mais avec moins de succès.


Ce très beau visuel qui va ravir les fans féminines
ne sera pas du goût de nombreuses chaines de magasins
qui vont boycotter la sortie de “Lovesexy” aux Etats-Unis.
Le manque à gagner et les frais de la tournée
(qui s’annonce colossale selon les rumeurs)
vont mettre à mal la situation financière de l’artiste.
Cela aura sûrement une incidence sur la suite de sa carrière
mais c’est une autre histoire que nous verrons plus tard.
Ainsi c'est un Français qui signe la pochette...
Car en 1988, Prince aime Paris (et vice-versa).
Il y possède même un luxueux appartement Avenue Foch.
Est-ce pour cette raison qu'il a décidé de débuter
sa toute nouvelle tournée mondiale par notre belle capitale ?


En tout cas, dès l'annonce de cette série de concerts parisiens,
à Bercy une fois encore, notre excitation est à son comble.
Et d'autant plus lorsque nous découvrons
la disposition de la scène qui sera au centre de la salle.
Atypique et génial.
Et moi, pendant ce temps-là, j'applique les préceptes "Lovesexy"
que nous indique le grand maître lors d'un été torride.

Mais ça, ce sont d'autres histoires que je vous conterai bientôt...
Par Psi. - Publié dans : My love 4...
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Mercredi 16 avril 2008
Salut à tous.
Mes articles sur Prince ramènent un peu de monde,
j'en profite donc pour faire de la pub.


L'immense
ROY AYERS sera en concert
le 30/04 au New Morning. (j'y serai)



La prochaine JAM STATION au Glaz' Art
aura lieu le
02/05 de 22H00 à l'aube.
Toujours animée par JUAN ROZOFF,
et toujours à 5 euros (j'y serai sûrement).



Les GREEMENTS DE FORTUNE
sortent enfin leur 1er album.
Ce sera le 12/05 et ça s'appelle "
MUSIC".
Avis perso : ce CD va déchirer.


Pour fêter cette naissance discographique,
le groupe et des invités surprise
vous convient
au New Morning le 11/06. (j'y serai)

Last but not least, FUNKHOME
organise son FESTIVAL au Glaz' Art.
Ca se déroulera sur 2 jours :
- le vendredi 27/06 au soir
- le samedi 28/06 de l'après-midi jusqu'à très tard.


L'affiche de ces réjouissances n'a pas encore été dévoilée
mais on nous annonce du lourd pour pas trop cher.
Je vous tiendrai au courant (je serai sûrement aux 2 dates).

Fin de la coupure pub. A bientôt.

Par Psi. - Publié dans : Live
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